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  • : Blog consacré aux Rickshaw Wallahs et relayant un voyage Dhaka-Delhi à vélo-rickshaw (oct 2008-mars 2009)
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:55

Albertville, le 27 septembre 2008

Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic".

De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le Temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences.

De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes  noires , quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustiques, virus ou parasite.

 

Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas  se souvenir. Et tu te dissoudras alors.

Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe.

C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise.

Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye... 

Jean-Louis

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:53

 

Des yeux se sont égratignés ces premières heures. Il a fallu les « rassurer », leur dire que ce n’était rien, ici. Rien. Ou pas grand-chose au moins. Et puis, ils allaient en voir de bien belles choses sur ces sept mois. Sur. Certain. Il y aurait des rires des sourires aussi, pour cicatriser tout ça.

 


Quand les cliches se font réalités. Ici, comme ailleurs, aux quatre coins du monde. Pas plus qu’ailleurs du reste peut être. Sans doute…

Le pire, peut être, c’est que je ne sais rien de ces gens là. Je n’ai rien voulu apprendre. Rien voulu savoir. Des yeux qui ont eu raison de moi, de ma voie, d’une parole. J’aurai pu balbutier quelques mots à cet homme squelettique demandant l’aumône, à cet homme accroupi aux boursouflures multiples tendant la main. Je leur ai tendu une pièce. Je suis parti. Et puis voilà…

Des yeux ne voulaient plus voir ça. Réalité d’un voyage…

Jean Louis

(à suivre)

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:51

(Partie 1)

Le rickshaw est prêt, les bagages chargés. Le temps est gris, pluvieux. Il me reste à dire au revoir à la famille et aux amis de Mustaffa. Ils sont tous là, autour de moi. Je m’approche vers eux. Je m’avance, fais un pas vers sa femme.

? ? ? ! ! !

Je me fais surprendre. Mes yeux s’humidifient. Qu’est ce que c’est que cette histoire ! Je m’étais dit que je devais partir pourtant. Je croyais m’être fait à cette idée. Je pensais avoir été assez clair avec mes pensées ! Rien de ça visiblement. De l’Emotion, à l’état brut. Des femmes drapées dans leurs plus beau saree s’aperçoivent de mon regard brouillé. Elles se regardent, parlent entre elles.

Ce n’est rien. Ce doit être la pluie…

           

 

(Partie 2)

Changement de programme. Nous allons dire un « au revoir » au village avant de partir. Une occasion d’y prendre un dernier thé. Je m’y rends à pied accompagné de la famille de Mustaffa. Nous empruntons un sentier sillonnant à travers les rizières. Le père marche devant tenant la main à sa petite fille Mouni. Je marche dans leurs pas. Quelques mètres plus loin, à l’arrière, les femmes de la famille suivent. Mustaffa et son frère nous attendent au village. Ils ont pris le vélo et le rickshaw, ont fait le grand tour par la piste.

A quelques mètres, la piste. Les femmes s’arrêtent, n’iront pas plus loin. Un « nouvel » au revoir…

«- Bye Bye… »

 

«- Bye Bye… »

Nous poursuivons notre chemin avec le père de Mustaffa. Mouni est quelques mètres devant. Nous gagnons la piste. Je m’arrête, me retourne. Les femmes n’ont pas bougé. Elles nous regardent de loin, nous lancent de grands « Bye Bye » en balayant l’espace de leurs bras tendus. Je leur fais signe de mon coté. Leurs sarees orangées se détachent sur le fond vert des rizières. C’est magnifique. Je me retourne et reprends mon chemin. Le père de Mustaffa s’est arrêté quelques mètres plus loin. Mouni a poursuivi sa route. Le père m’attend. J’arrive à sa hauteur. Il me dévisage. Ses yeux humides me fixent. Il me prend la main, balbutie quelques mots, puis éclate en sanglots. Ma gorge se serre. Séparation…

Des larmes s’étaient données le mot ce matin…

 

Jean Louis

(à suivre)

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:49

C’est une fin d’apm. Le soleil est flamboyant. Il s’est fait boule rouge et roule dans le ciel. Derniers coups de pédale sur tes terres tu sais. Je flâne. Je n’ai pas envie d’avancer. Qu’est ce que tu me fais là à me rendre "triste". Quand on se quitte…

Je n’ai fais que glisser sur tes terres au fond, je n’ai fait que passer. Il y a toutes ces questions auxquelles je n’ai pas trouvé de réponses, des clichés, des images, des situations, des instants, des hommes des femmes des enfants, qui resteront à jamais des interrogations. Il y a toutes ces photos que je n’ai pas prises, que je n’ai pas pu prendre, que je n’ai pas su prendre. Il y a ces odeurs, ces sonorités aussi qui resteront tiennes, que je n’emmènerai pas. Il m’aurait peut-être fallu une toute autre mémoire plus apte à absorber tout ce que tu as à donner. Tu as tant à donner. Et tu donnes tant. Et ma mémoire est ce qu’elle est. Elle a gravé ce qu’elle a pu. Pour le reste, je m’en remets à mon inconscient qui me rappellera à toi dans mes nuits. Et je viendrai à toi. Pendant des mois, des mois encore, pendant des années.

Il n’y aura pas de témoin des méandres de notre relation. Personne n’en saura rien. On gardera ça pour nous. Rien que pour nous deux.

Et si j'osais, je te dirai "Je t’aime Bangladesh…"


Jean Louis

(à suivre)

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:47

Pas déjà…

Laisse moi encore du Temps…

Une heure. Deux heures peut-être…

Je veux attendre. Attendre encore.

Je ne veux plus avancer.

Et savourer …

Tu m’intimides peut-être au fond…

Je n’en sais rien...Je ne crois pas…

C’est autre chose…

Je Te connais ( ! )…Un peu ( ! )…

Je sais que Tu griffes aussi…

Mais ce n’est pas ça …

 

Non. Je veux attendre…

Seulement attendre…

Attendre encore…

Et savourer l’instant de ces retrouvailles...

Et profiter de cet instant…

En profiter encore…

Encore…

Un enfant déchire le papier de son cadeau un jour de Noêl et s’émerveille…

Les plus belles minutes sont là. A l’ouverture du cadeau...

Et mon cadeau, à moi, ce jour de Janvier, ce sont nos retrouvailles…

Et quel cadeau Vous me faites là… 

Et toi Bénarès... Et Toi Milou...

Revenir à Toi avec Milou… 

Et enjamber ce pont… 

Et Te revoir là, au bord du Gange… 

Tu me pardonneras alors de mon retard …

       

Jean-Louis

(à suivre)

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:59

Ce projet a constitué un support pédagogique pour la classe 5èmeD Bilangue du Collège Pierre Grange à Albertville (année scolaire 2008-2009). L'enseignement de plusieurs matières de cette classe (français, histoire-géographie, langues étrangères, musique) s'est articulé autour de ce voyage. La documentaliste de l'établissement s'est jointe à cette "aventure". 
Les travaux réalisés dans ce cadre éducatif par les élèves et inspirés par ce voyage (dessins, collages, rédactions…) sont mis en ligne dans cette rubrique.

ps : c
ette rubrique suit l'ordre chronologique.

                                 Contact :    
        Classe.inde@clg-pgrange.ac-grenoble.fr 
http://www.ac-grenoble.fr/college/pierre.grange.albertville/


                         Les élèves « voyageurs » :

                         Marine A.             Hugo H.
                         Elise B.                 Léo J.
                         Renaud B.             Fabien L.
                         Dylan B.               Ophélie M.
                         Léo C.                   Noémie M.
                         Aymeric C.            Mathieu P.
                         Fabien C.             Thomas R.
                         Sarah D.               Lison R.
                         Alexandre E.        Thibault S.
                         Chloé G.                Axelle T.     

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:57

Budhbar a retrouvé le sourire. Il sait qu’il sera l’attention de « tout le monde » ce matin. Il n’y en aura que pour lui. Nous rencontrons lui et moi ce mercredi matin la classe 5èmeD de Mme Trime.

 

Après quelques centaines de mètres parcourus à travers les rues d’Albertville, nous pénétrons dans la cour du collège. Les élèves et leur professeur nous attendent. « Excitation » de voir ce drôle d’engin.

 

« On peut monter dessus ? »

On ne rentrerai pas tous de tte façon sur la photo.

Budhbar accepte les jeunes passagers ce matin. Il en est fier.

 

Après ces quelques minutes passées  à faire les présentations,  je suis invité à commenter aux 19 élèves le projet de voyage.

Je situe les pays, « le contexte », la « Raison » de ce voyage. S’il y en avait une à chercher…

Ils sont attentifs, ont préparé des tas de questions.

«Combien de kilomètres vous pédalerez par jour ? »…  « Combien de langues sont parlées en Inde ? »… « Est-ce que nous pourrons correspondre avec une école de l’Inde ou du Bangladesh ? »…

-Abka nam kya hai ?

-Mera nam Fabien hai .

-Accha Accha...

Et puis, il y a ce long sujet abordé, celui de la disparition de ce jeune cycliste Jean Baptiste. Un sujet auquel visiblement les élèves sont très sensibles.

Le temps est passé très vite. Quelques minutes pour finaliser l’aspect technique de notre correspondance. Un « au-revoir ». C’est le temps de rentrer.

 

Budhbar n’a pas le goût de retourner à la maison. Il sait que ce sont là ses derniers tours de roues. Je le console.

 

Les élèves, quant à eux, viennent de commencer un long voyage…

 

Et ce sont eux, du reste, qui vous en parleront le mieux.

D’ici peu…

 

Jean-Louis

(à suivre)

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:55



J'emmenerai avec moi un carnet de voyage réservé aux élèves. L'idée est d'inviter les élèves que je vais rencontrer à témoigner sur ce carnet par un mot, un collage, un croquis...
Au retour, je leur remettrai ce carnet. Ce sera leur carnet de voyage.
Une photo de la classe avec le nom des élèves et quelques dessins illustrent déjà le carnet.
Jean-Louis
    

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:53

 Ça y est,nous avons atterri à Dhâkâ!

C'est immense pour les pauvres petits savoyards !! Plus de 10 millions d'habitants! Pour vu que Jean-Louis ne nous perde pas! Ce dernier est très occupé avec la fabrication du rickshaw ; ils en mettent du temps pour le décorer, l'essayer, l'assembler, le peindre etc...

Au fait,c'est à nous de choisir le nom du rickshaw .Discussion dans le groupe et enfin nous nous mettons d'accord pour MILOU. Pendant ce temps ,nous allons à la découverte de la capitale du Bangladesh .Nous avons l'air riche comparés aux enfants torse nu, dont certains travaillent déjà .Quelque femmes voilées! C'est vrai que 80% de la population ici est musulmane.

Eh non, nous ne visiterons pas les 700 mosquées de la ville!

Ouf! Nous avons échappé aux inondations de la mousson. Quoi que....la pluie nous aurais bien rafraîchis (30-35) . Dur ,dur...

On se croirait dans un départ en vacances. Les véhicules s'entassent sur la route :vélos,voitures, scooter, rickshaws...et en plus les fumées noires des nombreuses usines viennent s'ajouter à la pollution des véhicules.

En effet, Dhâkâ est une grande ville industrielle réputé pour le commerce du jute, sucre, thé, riz, oléagineux et il y a aussi beaucoup d'universités.

Regardez tous ! Jean-louis reviens avec Milou, tout coloré, tout rutilant, vive notre aventure.

 Les 5D

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 Les femmes sont "drapées" dans
 des sarres colorés.











Fabien

Dhâka, pas même tu me laisses la place pour me frayer un chemin.
A pied.
Bouchons de rickshaws.
Immobile.
Mettre un pied devant l'autre.
J'aimerais bien.
Je ne peux pas
.




Sarah

Petit boulot. 25 takas par jour semble-t-il,
nourri-logé.











Fabien

 Mathieu
                                                                                  
Trois jours hors du temps.
J'ai rencontré l'exceptionnel.









Chloé

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:51
Quelques panneaux réalisés par les élèves...

         
                                    
Renand / Leo

         
                                
Marine / Ophélie

         
                                   
Aymeric

         

         
                                    
Mathieu

         
                                   
Mathieu


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