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  • : Blog consacré aux Rickshaw Wallahs et relayant un voyage Dhaka-Delhi à vélo-rickshaw (oct 2008-mars 2009)
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:53

On frappe à la porte. Je vais ouvrir. C’’est une femme de service qui se tient là. Elle prononce quelques mots. A l’ouest l’hindi ! Rien compris ! Je peux me consoler et me dire que c’est du bangla, que c’est différent. Je peux me dire ça, oui. Ca ne me coûte rien. Je comprends quand même que le « boss » lui a dit de venir « nettoyer » ma nouvelle chambre.  Je viens d’en changer. Il n’y avait pas d’électricité dans la précédente ( ? ! ). Portable, ordi… « etc  », impossible de brancher quoique ce soit ( ? ! ). Voyageur aux exigences nouvelles... ! ! !  Le « etc » est bien utile parfois. Je ne me suis pas étendu sur le sujet avec « le boss ». Autre monde. Je sais…

Elle tient à la main quelques bouts de branches attachés entres eux. Le tout s’apparente à un petit balai « rudimentaire ». Je l’invite à entrer et m’assoie sur une chaise. Elle  traverse la chambre et se dirige vers le balcon. Un balcon étroit attenant à la chambre surplombe une arrière cour.  Il n’est pas des plus « clean ». Un petit tas attendait déjà qu’on vienne le chercher. C’est chose faite, ce jour. Coup de balai autour, rapide, pour ramener le tout dans la chambre. Il n’ y aura qu’un seul coup de pelle ainsi.

La chambre fait une douzaine de mètres carrés. Au sol un carrelage blanc. Sur les murs, une peinture verte qui demanderai à être « rafraîchie ». Elle le demande peut-être, du reste, depuis longtemps.

Au plafond, un ventilateur, « LE » ventilateur, compagnon des nuits. Sans lui, le sommeil s’en voit bien avec les moustiques et la chaleur. 

Pour simple mobilier, une table, une armoire d’angle, une glace, deux lits simples. Trois tubes métalliques surmontant chacun d’eux, permettent l’installation d’une moustiquaire.   

Face à la porte d’entrée, une fenêtre aux rideaux de fleurs bleues sur fond bleu. Ce sont à eux qu’il advient de donner le charme à cette pièce.

Après un rapide coup de balai au sol dans la chambre, la femme de service entre à la salle de bains. Elle remplie un seau d’eau, puis le projette sitôt contre les murs carrelés de cette  modeste salle de bains. Le siphon au sol n’avait pas du voir tant d’eau depuis si longtemps qu’il s’en « étrangle », et ne peut digérer le tout. Il faudra attendre, attendre.

La femme de service ressort, se dirige vers le mobilier. Un coup de chiffon sommaire sur celui-ci, et ça fera l’affaire ... 

« Finished » 

(…)



Je ne sais pas le nom de cette jeune femme. Elle vient faire le ménage tous les jours m’a-t-on dit, arrive à huit heures, repart à quinze. Elle se charge aussi parfois de faire la cuisine pour des clients de l’hôtel.

Elle habite de l’autre coté du fleuve. Chaque matin, elle le traverse, soit en franchissant le « Bridge », soit en prenant une de ces petites embarcations qui relie les deux berges

              
Elle a perdu son mari il y a quelques années déjà. Elle élève seule ses enfants. Elle a trois filles. La plus agée a vingt deux ans. Elle est mariée, ne vit plus à la maison.

Un soucis en moins déjà...

 

Jean-Louis

(à suivre)

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:51

Voila sept ans que Anne et Jean-François habitent le Bangladesh. Après plusieurs séjours en Afrique, ils ont choisi de s’installer ici. Ils vivent avec leurs quatre enfants à Niphamari, une petite ville au nord ouest du pays, à quatre heures de routes de Dhaka. Jean-François y est chirurgien. Il travaille pour la Leprosy Mission of Bangladesh. Cette association caritative agit en faveur de la lutte contre la lèpre sur plusieurs districts du pays.

Il y a fort à faire ici dans ce pays en matière de lutte contre la lèpre. Cette maladie reste encore un sujet tabou dans certains villages. Là aussi, comme sur d’autres continents, des malades n’accèdent pas aux soins par honte ou par crainte d’éventuelles conséquences sociales. Le risque d’exclusion sociale est bien réel ici ...

Des équipes vont aux contacts de la population. Un important travail d’information et de prévention est ainsi réalisé par la mission.

Parmi les patients, des Rickshaw wallahs.

J’en croiserai peut être, dans mon voyage…

 

Jean-Louis

(à suivre)

 

ps : le Bangladesh est découpé en différents districts en matière de lutte contre la lèpre. Chacune des différentes associations recensées agit dans l’un de ces districts.

 

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:49

Dhaka, banlieue nord. Quelque part dans le quartier de Mirpur.

Une fin d’après midi. Le soleil est couchant, la luminosité belle. C’est Silence ici. Loin des klaxons et de l’animation de Dhaka. La Vie n’est plus.

    
   
Ca s’est arrêté ici. Un contrôle. La police en fait parfois.

Fausse licence, ou bien alors licence « dupliquée », « tripliquée », « multipliquée »… 

    
Etrange atmosphère, propice à l’imagination.

Enchevêtrement de rickshaws…

           
Fin de vie pour ces rickshaws sans licence, ou dont les licences ont été copiées illicitement. Ils sont ramenés ici, abandonnés à la végétation.
Que sont devenus les hommes qui les conduisaient...
Abandonnés à qui, abandonnés à quoi...

 

Jean-Louis

(à suivre)

 

Ps : il semble que quelques uns de ces rickshaws soient remis aux autorités des villages ayant sollicité des rickshaws pour certains de leurs concitoyens, les plus modestes

 

 

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:47

 

 

Sa Vie, ou au mieux « rien que » son enfance, se passera donc ici. Pas derrière un bureau d’écolier. Pas mieux au fond d’une classe près d’un radiateur. Non. Son quotidien, ce sera ici, dans cette gargote de Mymensingh. Pour combien d’années au juste. Je doute qu’il le sache, qu’il en ait une idée. On vit au quotidien par ici. On ne se projette guère dans le futur.

Ce gamin est venu faire un tour en ville il y a quelques mois de cela me dit-on. Il n’habitait pas très loin dans un village, à quelques kilomètres de Mymensingh.
Du haut de ses « quelques » années, Aapon s’est adressé au boss du restaurant et lui a demandé s’il y avait un job pour lui. Après « réflexion », le boss lui a trouvé une « utilité », a rajouté un maillon à la chaîne de son « management ».  Le gamin se chargera de donner le coup de chiffon sur la table avant que le client ne soit servi. Rien d’autre pour l’instant. On verra pour plus tard. Suivant « avancement ». Petit boulot. 25 takas par jour semble-t-il, nourri logé (1).

Après bavardages avec un des « boss », et en prêtant attention aux allées et venues de chacun, je m’aperçois du management complexe du restaurant. Chacun a un rôle précis à tenir. Il y a celui qui veille à la propreté de l’évier où les clients viennent se laver systématiquement les mains avant le repas, celui qui le repas fini, ramasse les assiettes et les amène en bout de table, celui qui apporte ces assiettes à la cuisine, celui qui lave les verres, celui les assiettes, celui en cuisine qui ne « s’occupe » que des fruits, celui des repas, etc…

Ils sont ainsi une trentaine à travailler dans cette gargote. Certains se relaient pour un même poste. Ce ne sont pas les « trois-huit » pour autant. Ce serait plutôt les « deux-douze ». La boutique semble ouverte en quasi permanence.

Pas de congé, « bien évidemment »…

Réalité de l’économie de ce pays…

 

Jean-Louis

(à suivre)

 

(1) : une douzaine d’employés dorment ici, dans l’arrière boutique

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:45

Il est midi passé. Il fait chaud. Les 30° peut-être. Je sors m’en aller déjeuner. J’arrive sur la Road 35 qui mène à Gulshan 2. Je marche quelques pas, me retourne de temps à autre à la recherche d’un rickshaw. Rien. Peu de circulation. Je me fais une raison. On ira à pied. Ce n’est pas loin après tout.

Un jeune rickshaw wallah arrive à ma hauteur, me dépasse. Il est debout sur ses pédales, en roue libre. Il se retourne vers moi, me regarde.
« - Ricksha ? (1) » .
« - Yes, please, Gulshan 2 »
« Koto takas ? »
Ce sera 5 takas. C’est à coté.
Je monte sur le rickshaw. Nous faisons quelques dizaines de mètres. Des rickshaw wallahs déjeunent là sur le bord de la route. Je reconnais Hassan. Je demande au « driver » de stopper. J’acquitte les 5 takas.
Ils sont une petite dizaine à manger là sur un banc, dos à la route, à l’ombre de quelques arbres. A proximité, un rickshaw wallah fait la sieste, en équilibre sur son rickshaw. A quelques mètres, un « thé shop ». On y trouve aussi pan et bananes. Face à eux, un mur bordant la route au pied duquel des eaux nauséabondes ruissellent dans un petit caniveau.
         
Hello, my friend ! » me lancent-ils.
Ils m’ont reconnu. C’est vrai qu’ils sont nombreux à me connaître dans le quartier. Le « bruit » s’est rapidement répandu. Certains m’ont vu au guidon du rickshaw. J’ai bavardé avec les autres. Je leur ai parlé de mon projet. Certains sont enthousiastes à cette idée, d'autres ne semblent  « comprendre ».
« - Very good…Balo, Balo » (2)
Only « Crasy » je m’entends dire parfois.

Quelques minutes de repos accordées le temps de ce repas. Ce sera riz et dal ce midi. Peut-être comme « goto kal » ou « agami kal » (2). Je n’ai pas demandé.
Le cuisinier s’est chargé de faire les achats et de préparer le repas. Il est assis à même le sol, près d’une grosse gamelle ronde d’alu. C’est lui qui fait le service. Les rickshaw wallahs lui tendent leur assiette. Il y a le « rab » de fin de service. On peut redemander.

Hassan est là.  Hassan est un de ces rickshaw wallahs qui parlent anglais. Ils ne sont pas nombreux sur la place ici au Bangladesh. Il l’a appris aux contacts des « Foreigners » me dit-il. Une chance. Cela lui permet de prendre place devant l’un des grands hôtels de Gulshan 2. Clientèle étrangère. Garantie d’un salaire à peu près descend.
Il
est rickshaw wallah depuis dix ans me dit-il. Il me dit avoir 29 ans. Il est veuf. Ses deux filles vivent chez sa belle mère, à Dhaka. Il a un frère, deux sœurs. Ils sont tous les trois mariés, vivent eux aussi sur Dhaka.
Il voit ses filles régulièrement. Sa belle mère habite à proximité. C’est une chance. Il espère un jour pouvoir se remarier, reconstruire une vie. Il n’est pas trop vieux pour ça me précise-t-il.
En attendant, il s’acquitte chaque jour de la location de son rickshaw. Une somme qu’il préférerait consacrer à ses filles me dit-il…

Jean-Louis
(à suivre)

 

(1) Rickshaw : prononcer « ricksha »
(2) « Très bien, très bien »
(3) hier, demain

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:43

Voilà 16 années que Mohamad a passé le seuil de cette Compagnie de rickshaws. Il est originaire du nord du pays. C’est une dette contractée qui l’a amené à être rickshaw wallah, ici à Dhaka. Il a 36 ans, ne sait ni lire, ni écrire.  Il n’avait « donc » d’autre choix me dit-il, ne pouvait envisager d’autre job que celui de rickshaw wallah. Il loue son rickshaw 80 takas par jour au malek de la compagnie. Il peut espérer 300, 400 takas comme revenu quotidien. Il ne mange, ni de dors ici. Il habite une maison dans le quartier. Son logement est un baraquement de tôle ondulé, de 3 m sur 3 environ, au milieu d’autres. Le plafond est bas. Il faut veiller à ne pas se blesser avec les pales du ventilateur qui tournent. Sur la droite en entrant, une commode, une étagère. Au fond à droite, le lit, coincé sur sa gauche par une seconde commode. Accroché au dessus du lit, un tube néon assure l’éclairage.

Sur l’étagère, la vaisselle et quelques ustensiles de cuisine, en alu. Une planche de bois est suspendue au dessus de l’une des commodes. Deux ou trois sacs de toile reposent dessus. La cuisine est à quelques mètres, à l’extérieur, commune à plusieurs foyers.

Mohamad vit ici avec sa femme, ses deux enfants. Sa petite fille a 6 ans, son petit garçon en a 4. On a du mal à se tourner à 4 dans une dizaine de mètres carrés. Sa femme travaille dans une entreprise de confection. Elle semble être couturière. Elle réajuste les pièces défectueuses.

Les conditions de travail de rickshaw wallah sont difficiles me dit-il. Il faut se battre avec des clients « foreigners and no foreigners », qui ne veulent pas payer, avec des policiers qui ont parfois des comportements « ambigus » pour certains. Il y a le corps aussi qui fatigue. Le premier soir me dit-il, je ne pouvais plus marcher. Les courbatures sont là, toujours.

Ca fait 16 ans que ça dure, cette vie…

 

Jean-Louis

(à suivre)

 

Ps : rencontré à la Compagnie de rickshaws où travaille Mustaffa, Mohamad nous a invité, un ami et moi, à déjeuner chez lui

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:41

(…)

La High Way enjambe une voie ferrée. Elle monte légèrement. Il y a du vent.  J’avance lentement, péniblement.  Le paysage est rural. En contrebas quelques maisons aux cours intérieures. Le toit et une façade de l’une d’elles se sont effondrés, fatigués des années ou des moussons dévastatrices peut-être. Un pan de briques est en équilibre fragile. Des enfants jouent et courent à proximité. A croire que le péril, ici, n’est plus perçu. Il n’a plus d’emprise. Il fait partie de la « donne ». Et puis voilà.

A quelques mètres, sur la voie ferrée, trois hommes égalisent les graviers avec des râteaux.

En haut de la montée, à droite un homme est assis sur la route, adossé au muret du terre plein central. Face à lui, de l’autre coté de la voie, un tricycle jaune adapté pour une personne handicapé. Le trafic est intense. L’homme lève un de ses bras et me fait signe. Je le regarde, m’arrête. Je gare Milou. Il a peut-être un souci, ne peut retourner à son tricycle. Je ne sais. Je regarde à droite, à gauche aussi. Je traverse la route. Je m’approche de lui.

« Namaste, namaste »

« Nam… ???, nam… ??? »

Il parle difficilement.

Je me baisse. Je m’assoie à ses cotés.

? ? ? ? ?

D’un camion tombe une pièce sur la route. Le camion va lentement.

La pièce tombe à proximité de l’homme. Il penche son buste en avant, tend le bras, s’en saisit.

L’homme fait l’aumône. Il s’appelle Suentendor, n’a pas d’enfant me dit-il. Il semble avoir 30 ans, 35 ans peut-être. Les camions et les bus nous passent près. Les véhicules vont lentement ici au sommet de la cote. Les « drivers » ont le temps de jeter une pièce et d’ajuster le lancement de leur donation. Mais aucune pièce ne tombe. Les « drivers » ne donnent pas tous. Je reste là, quelques instants avec Suentendor. J’aimerai en apprendre plus sur son histoire. J’essaie quelques mots. En vain. Quelques mots encore. Quelques gestes. Quelques roupies aussi. Et puis un au revoir…

Je me relève, le regarde encore, puis regarde à gauche, regarde à droite aussi. Un véhicule ici peut arriver des deux cotés, même sur une voie à sens unique.

Je regagne Milou, grimpe et repars…

Un pied de nez à la Vie, à la Mort. Qui des deux voudra de lui ce jour…

Un coup de volant, et la Mort l’emmène…

 

Jean louis

(à suivre)

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:39

Nous sommes dans le quartier de Serania dans les faubourgs de Varanasi.

L’allée est de terre. A l’entrée, une pompe manuelle pour puiser l’eau. Sur la droite, des abris bâchés au pied de la voie ferrée. Une centaine de personnes vivent là. 

      

Les baraquements sont jaunâtres, beiges, gris. D’autres n’ont plus de couleurs. Sur la gauche, un bâti de briques. Ce sont les sanitaires du quartier.

Les terrains ont été donnés par le Railway Gouvernement me dit Raju.

15 ans qu’il vit ici. Il ne paie pas de loyer. Avant, il y avait là des étangs. On les a asséchés me dit-il.

Il habitait une maison à proximité quand il a appris la possibilité de construire ici sa propre maison. Son propre taudis. Il est venu le construire, a abandonné son logement.

Il m’invite à visiter. La pièce est rectangulaire. Il y a au centre et aux quatre angles de la pièce des poteaux de bambou. Sur les cotés, des bâches tendues. Au plafond, un litelage de bois sur lequel reposent des plastiques noirs. Des pneus de vélos et la poussière accumulée les retiennent au vent. Je remarque des trous dans la bâche.

« Je reconstruis mon abri de temps en temps » me dit Raju.

Sur la droite, le lit. Ou plutôt une table de bois, 2m par 3 peut être, à hauteur d’une cinquantaine de cm, sur laquelle la famille dort, mange, vit.

Deux de ses filles y sont assises en tailleur. Elles cousent des ornements sur des tissus. Elles font cela à leurs heures creuses me dit-il. Elles sont payées 20 roupies pour deux jours de travail. Elles sont « lentes » peut-être…

Sur le pan du fond, deux commodes. Sur l’une d’elle, la TV.  Il y a l’électricité. De temps en temps me dit Raju, un homme passe et fait payer « l’abonnement » de 100 à 150 roupies.

A coté des deux commodes, un poulailler. 3 poules y sont enfermées.

C’est sa vie ici.

Raju est rickshaw wallah à Varanasi. Il est originaire du Bihar, de Bhabhua me dit-il. Son père avait un cheval là bas et conduisait une charrette.

Raju a 2 garçons, 5 filles. Ils sont âgés de 4 à 19 ans. Son soucis actuel est la dote pour l’aînée me dit-il...



Il me conduit à une compagnie de rickshaw quelques centaines de mètres plus loin. Ils sont une centaine de rickshaw wallahs à vivre ici. Le plus jeune a 14 ans.

Le logement est « free » me dit-il. Il peut l’être. Ils vivent là dans des baraquements de terre et de tôle avec femmes et enfants.  

        

Ils louent leur rickshaw 25 roupies par jour, en gagnent 100, 150, 200. Ou pas.

Certains se risquent au travail de nuit de 16 heures à 8 heures. Ils ramassent là les alcooliques me dit Raju. La nuit, c’est dangereux. La nuit, c’est aussi davantage de clients qui refusent de payer leurs courses me précise-t-il.

Un des rickshaw wallahs est ici depuis 15 ans. Il n’a pas revu sa famille depuis. Il fait passer son argent gagné par des amis qui se rendent au village.

Ils me disent tous être du Bengale. A l’est de Calcutta me précisent-ils. Il y a quelques années me disent-ils, le Bangladesh et l’Inde ne constituaient qu’un seul et même pays… 

????

Pourquoi cette précision…

Je les crois du Bangladesh…

 

Jean Louis

(à suivre)

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:59

Ce ne sont là que des billets d'humeur en lien avec ce projet ... On s'en douterait...( ! )
Histoire de faire partager davantage encore ce voyage... 

Jean-Louis

ps: cette rubrique suit l'ordre chronologique

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 23:57

Albertville, le 4 juillet 2008

J –3. Ou presque. C’est tout comme. Ok c’est pas J-3, mais M-3 me dit-on. C’est du pareil au même.
J-3, M-3. Trois mois. Dans trois mois, je serai à quelques heures de m’embarquer pour Dhaka. Billet d’avion acheté. Aller simple pour Dhaka. .

Départ Genève le 4 octobre. C’est retenu. Ca sent le départ...

Jean-Louis

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