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  • : Blog consacré aux Rickshaw Wallahs et relayant un voyage Dhaka-Delhi à vélo-rickshaw (oct 2008-mars 2009)
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:59
Vous trouverez ici une rubrique consacrée à Budhbar, ainsi que les images de nos "entraînements", de  nos "escapades"  en Savoie et Rhône-Alpes (photos, textes). 
Cette rubrique suit l'ordre chronologique. Ainsi, vous "réceptionnerez" Budhbar sur "sa palete" ici à Albertville. Vous l'accompagnerez en Chartreuse, au col de Tamié, dans une de ses dernières sorties à Pontcharra (38). Vous partagerez ses "états d'âme " aussi...
ps : un peu plus de 1000kms ont été parcourus avec Budhbar. Toutes les sorties n'ont pas été mises en ligne.
   
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"S’habituer. S’habituer à « toutes » les conditions. S’habituer aux « galères », à celles envisageables au moins (!). Pour les autres on verra bien sur place. On s’adaptera. Ou on fera « comme ».

S’habituer, « se conditionner » si j’ose dire,  pour une fois sur place, n’avoir à l’esprit que le Voyage, que les Rencontres, que le « Nectar » ; faire en sorte que ce qui pourrait sembler d’un premier abord « galère » ne soit qu’ « aléa » « facilement surmonté » ; conserver son « énergie » . son éveil, son attention pour le reste, pour « l’Essentiel » "

Jean-Louis


ps: J'ai eu cette chance énorme de rencontrer Jean-Jacques. C'est lui le « tuteur » de Budhbar. Sans cette oportunité d'avoir ce rickshaw ici à Albertville et de pouvoir m'entrainer avec, jamais je n'aurai pu préparer et envisager ce voyage. Je ne le remercierai jamais assez...
Jean-Jacques : http://nauting.com

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:58
Mercredi 22 aout 2007. 12h45.
 
Couteau, ciseaux, je me précipite à ouvrir mon cadeau ! Et quel cadeau !
Alors ça y est !  Il est là, et bien là.
Tout y est. Le cadre, flamboyant, les trois roues, le châssis, la banquette. La banquette et ses motifs. Je n'en dis pas plus. Vous verrez donc ça.
Les arceaux, la capote aussi, les barres de suspensions.
Il y a tout.
Tout est donc là. Il me faut remonter tout ça.Je me frotte les yeux.

Le rickshaw vient d'arriver ici à Albertville, ce midi, pour que je puisse étudier les améliorations à y porter. 

C'est "tout frais", et je tenais à vous en informer . 

"Excitation", "Tout Bonheur" aussi.; on le serait à moins. 

Jour "J", Grand Jour "J" même.

C'est donc parti !

Jean-Louis 

(à suivre)


 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:57

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Arrivé depuis mercredi 22 août 2007 en provenance du Bangladesh. 
Montage terminé ce 28 septembre 2007.

Jean-Louis

(à suivre)

 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:56
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Il s’appellera « Budhbar » ("Mercredi")
 
Longueur : 2m37
Largeur   : 1m15
Hauteur   : 1m86
Poids       : 79 kgs
 
Diamètre roue (compris pneu) : 71 cm
Entraxe pédalier – roues : 94 cm
Pédalier : 48 dents
Pignon arrière : 22 dents
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Pignon solidaire d’une bague fixée sur l’axe par 4 vis 

Un seul frein à l'avant
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Cinq arceaux de bois maintiennent la capote
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Améliorations envisageables:
     adaptation de 2 ou 3 pignons supplémentaires sur l'axe
     adaptation d'un système de freinage à l'arrière
  

Jean-Louis

(à suivre)

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:55

Dimanche 7 octobre 2007  

   
      
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C’était Tout Bonheur, ce jour.

Le soleil était là, radieux, pour cette première sortie.   
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Une cinquantaine de kilomètres, pour apprivoiser le rickshaw. Albertville-Doussard. Voie cyclable, route nationale. 
La circulation y est dense et rapide en ces dimanches après midi . Quoiqu'il en soit, il faudra bien apprivoiser ce risque du trafic routier si ce projet va à son terme. Notre circulation ici est bien sécurisante au regard de celles des pays que je compte traverser.

      carnetrickshawprepa071006.JPG
     
C’est pas facile de conduire un rickshaw. En perpétuel équilibre, prêt à s’emballer à gauche, à droite, pour un dévers, une bosse ou un trou quelconque. Toujours rééquilibrer l’ensemble, en contre-braquant, ou en penchant délibérément. On pédale rarement dans l’axe mais bien souvent de travers, dans une position inconfortable. Le freinage est délicat. Ce n’est rien de le dire. Premières sensations.

Je n’avais pas de passagers, pas de charges à transporter. Je n’avais pas de course à réaliser.
 
Je retournerai à mon job, demain, avec au pire des courbatures.
 
Et des pensées ce soir, plus qu’un autre soir, pour ces Rickshaw-Wallahs qui pédalent ainsi tous les jours.
Des pensées aussi pour ce projet bel et bien lancé et qui ce jour prend réellement forme.
       carnetrickshawprepa071005.JPG  

Jean-Louis

(à suivre)
 
 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:54
Vendredi 12 octobre 2007 
              carnetrickshawprepa071012.JPG
         carnetrickshawprepa071019.JPG carnetrickshawprepa071013.JPG 
C’était expérimentation ce jour. Se familiariser avec le rickshaw, s’attaquer au faux-plats et à quelques courtes montées. Comment les appréhender, « s’aventurer » à des descentes aussi, mettre le matériel à l’épreuve.
J’en ai eu pour mon compte.
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Direction St Pierre d’Albigny, retour Aiton, Ste Hélène sur Isère. Une cinquantaine de kilomètres sur une route à flanc de coteau, au milieu des vignobles de Savoie. 
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Les descentes ? C’est blocage de roue et « saccades » incessantes. Le frein (il n'y a qu'un seul frein avant) dans l’état ne permet pas de s’aventurer dans une descente "digne" de ce nom. Alors, plutôt les faire à pied. Ce n’est pas tout repos. 
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Une vingtaine de kilomètres à « forcer » sur les pédales, trop sans doute…et puis la chaîne a cédé. Elle n’a pas résisté au test enduré. Réparation de fortune pour continuer. 
...
Le rickshaw a fait aussi connaissance avec les chemins de pierre suite à quelques « erreurs » d’orientation. Il s’adapte bien au pays et aux circonstances du reste.
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Quelques kilomètres parcourus, et la chaîne, à nouveau cassée. Il a fallu pousser cette fois, sur 10kms,  pour finir à la nuit.
...
Bref, quelques aléas qui m’ont permis de me rendre compte des limites du matériel dans l’état et des améliorations à porter : les freins, les développements à choisir entre autre.
Il faudra me faire aussi à l’idée de devoir pousser.
Alors, autant avoir commencé dès à présent….
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Jean-Louis 

(à suivre)
 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:53
C’étaient deux jours de sortie pour Budhbar.
Il doit bien se demander ce qui lui arrive ces temps. Chemins et petites routes qui sillonnent la campagne, c’était peut-être son lot aussi au Bangladesh. Etait-il de service en ville, ou à la campagne. Je ne sais pas. 
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          carnetrickshawprepa071027.JPGcarnetrickshawprepa071022.JPG
Las bas
, les vaches, les chèvres et les lapins ne se retournaient sans doute pas sur lui. Ca doit lui 
faire tout drôle ces jours, que d’attirer toute cette attention. 
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Las bas, on ne faisait pas cas de lui, ni de lui ni de son chauffeur. « Pousse toi que je passe », et plutôt « Ok pour un fossé ! » s’ils ne voulaient pas finir l’un et l’autre contre un bus ou une auto.
Rien de tout ça ici, sur les routes de Savoie. Bien au contraire. Que d’attention. Que d’attention des conducteurs et des piétons. Jusqu’ à se faire inviter, « comme ça », à boire le café. Sans raison. Ou pour mille raisons plutôt. Pour parler, bavarder.
Ce sont là de ces choses simples, que nous oublions peut-être, à notre insu, et dont l’insolite réveille en nous la nécessité. Nous avons parlé vélo, Histoire, voyage. Une rencontre.
Entre autre, mon hôte est allé chercher, pour moi, son catalogue « Manufrance » du début du siècle passé. Je ne connaissais pas. Un  ouvrage magnifique. Des armes, des vélos, et tout un tas d’articles dessinés dans la précision et le détail. Dessins en noir et blanc. Le « Beau » dans la sobriété et le "minimalisme" de ces croquis . 
Nous avons bien roulé ces 2 jours. Entre lac et campagne. Les 110 kms passés. Aucune panne. 
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Ces kilomètres parcourus m’ont permis déjà de dresser quelques enseignements sur les braquets à rechercher, sur les « astuces » à trouver coté chargement.
Des kilomètres parcourus, qui me permettent aussi d’entrevoir la pénibilité de ce travail. Il faut le lancer...Il faut le "dompter"...Il faut l'arréter ! 
Je n’ai fait que qques kilomètres. Je ne les ai pas fait par 45° à l’ombre, dans le froid ou sous la pluie. Il faudra aussi tester par ces conditions là. Ca tombe bien. C’est bientôt l’hiver, la neige et les gelées.
J’ai aussi entraperçu le problème du vent, et quel problème quand il est de face ou de coté ! Il faudra peut-être penser à une capote qui se débâche.
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Je suis rentré chez moi après avoir reconduit Budhbar à sa maison. Tranquillement. « Une bière » ( ! ! ! ?), un bain, une « bouffe », et quelques courbatures au pire. Musique. Un lit. Et tout va bien.
Las bas, la vie des rickshaw-wallahs, c’est tout autre chose…

Jean-Louis
 
(à suivre)
 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:52
Vendredi 16 novembre 2007:
8h30, le matin. Le froid. Autour de 0° peut-être. Et puis alors ! Il faut y aller. Je me l’étais dit. Direction Chambéry.
Le soleil est là, qui se montre. Le givre et la neige sur les bas-cotés se demandent bien, alors, quelles sont ces ombres qu’ils ont à porter ce matin. Les ombres d’un rickshaw. Ce n’est pas banal pour ces flocons de neige tombés il y a quelques heures à peine.
Direction Chambéry. La nationale. Une circulation dense. Parfait pour une première approche, en attendant de se confronter à la circulation des pays que j’envisage de traverser. Ne pas se laisser « impressionner » si j’ose dire, et aller de son allure.
De temps à autre, un coup de klaxon. Mais c’est pour me dire « Bonjour ». Des « coucous » aussi de quelques automobilistes. C’est très sympa tout ça.
Comme c’est marrant du reste que ces gestes là. Ils me rappellent ceux de ces chauffeurs de camion en Inde, qui me lançaient de grands « Hello », et qui par de grands gestes et des coups de klaxon eux aussi, m’encourageaient sur mon vélo. Etrange similitude entre ces deux comportements de ces 2 cotés de la planète. Un peu comme si le « surprenant » (ou le « saugrenu » !) invite au convivial. Peut-être. Le « surprenant » comme « vecteur-déclencheur » de communication.
 
Sur la route, à la sortie d’Albertville, un rapace me précède et m’ accompagne. Il me devance, se pose sur l’une des branches d’un de ces arbres dénudés. Il reste là, regarde vers le bas et semble m‘attendre. A mon passage, il reprend son envol, s’en va quelques mètres en avant choisir une autre branche. Et c’est le même « cinéma » qui se rejoue, sur plusieurs centaines de mètres. Et puis, sa curiosité sans doute assouvie, il finit par nous abandonner. Même la nature et les oiseaux semblent s’étonner de la présence de Budhbar sur les routes de Savoie !
 
Montmélian, Chambéry, Aix les Bains, léger vent de face. 26 kms parcourus sur une route relativement plate, au cours desquels je m’aperçois que la prise au vent est au fond un facteur aussi important que peut l’être le relief. Comment l’éviter. A part disposer d’une capote entièrement démontable, je ne vois pas.
 
Aix les Bains. La nuit est tombée. Direction St Félix. Je «joue en nocturne ». L’occasion de mettre en service les différents phares emmenés. L’occasion aussi de pousser le rickshaw, sur plusieurs centaines de mètres. Ca monte pas mal, parfois, sur cette route.
Quoiqu’il en soit, pousser le rickshaw fera partie aussi de l’aventure. Autant s’y préparer de suite, et ne pas se laisser « décourager » et « déstabiliser » par la moindre montée. Après tout, j’ai tout mon temps. Je n’ai pas froid, je n’ai pas faim, je n’ai pas soif. Je risque quoi au juste. Rien. La nuit est là. Silencieuse, « rassurante ». Je n’entends rien, que les grincements de Budhbar.
Alors c’est parti.
Pousser, pousser sur un ou deux kms en fin de compte. Remonter sur le rickshaw, quelques centaines de mètres parcourus, lancé, puis redescendre. Et puis pousser. Et puis remonter. Relancer le rickshaw, et le faux plat sitôt ressenti, forcer davantage sur les pédales, aller le plus loin possible. Ne pas trop forcer non plus, au risque de briser la chaîne. Pour le coup, il fait désormais un peu sombre pour pouvoir retrouver tous les morceaux de la chaîne si celle-ci venait à se briser en mille pièces !
J’arrive à St Félix, chez mes amis.
 
Samedi 17 novembre 2007:
Le froid m’attend ce matin encore.
Direction Annecy. Je préfère la route touristique à la nationale. Histoire de changer. Je prends le chemin des écoliers ce matin, c'est une idée lumineuse. Et je m’en vais pour Alby sur Chéran, le village. Descente vertigineuse sur la cité médiévale…sans frein, ou si peu. Si peu que ça en devient périlleux que de descendre avec Budhbar et retenir ses 80 kgs. Lentement, très lentement, pas à pas, je parviens malgré tout au village.
Et là surprise…Il y a travaux et déviation ! 
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Impossible de passer avec le rickshaw…sans déplacer ici et là quelques barrières. 
« Voulez vous que je vous aide ? » me lancent ce jeune homme, cette dame ou même cette personne plus âgée. Tout le monde y va de son service, et c’est ainsi que de « portage-rickshaw » en « déplacement-barrière » je parviens avec l’aide de tout le monde, à retrouver la route de l’autre coté du village. Un village, en fin de rénovation, plein de charme, que je vous invite à découvrir. Une place, bordée en partie de veilles arcades, lui confère son authenticité médiévale.
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« Je vous offre un thé ? » me lance ce jeune homme après m’avoir aidé. «Avec plaisir ! »
Et c’est ainsi que je reste à bavarder en dégustant un thé bouillant. C'est tout Bonheur à Vivre, cet accueil chaleureux de ces personnes rencontrées. "Simplicité".
Je reste là plusieurs minutes, nous parlons "voyage", j'expose mon projet. Et puis il faut bien repartir. Direction Annecy. 
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Retour sur la nationale. Sortie d’Alby, première montée de la journée, et quelques faux plats jusqu’à Annecy. 
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Le repas pris à Annecy, et puis c’est reparti, direction Albertville. Il est déjà tard. Ce n’est que piste cyclable, et facile à rouler….sauf qu’il y a ici et là quelques traces de neige et de verglas. Budhbar a froid aux pieds. C’est sans doute la 1ere fois, j’imagine, que des pneus mentionnés "rickshaws" fabriqués au Bangladesh gouttent à la saveur de la neige. 
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La nuit tombe, je n’y vois plus grand chose sur cette piste cyclable non éclairée, et arriver sur ces plaques glissantes, même à la vitesse « rickshaw », peut s’avérer périlleux. Je ne me suis pas encore mis au « travers- rickshaw ». Ca ne serait peut-être tarder.
Retour sur la nationale pour finir, rien que quelques kilomètres.
Je suis arrivé. Quelques idées en tête, en plus, pour chargement et améliorations à porter après ces 145 kms parcourus.
Je décharge les bagages, monte chez moi, prends une douche. Je mets les infos.
.... 
Pendant ce temps, au Bangladesh, un cyclone s’abattait sur le pays. 
 
Jean-Louis
 
(à suivre)  
 
 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:51
Jeudi 20 décembre 2007:
Il est 15h00. Je comptais partir plus tôt pour Chambéry, terme de la 1ère étape. Un peu de retard sur le programme initial. Et ce qu’on dit être « La Raison » joue alors de ce retard, et s’invite à remettre en question cette ballade de 4 jours. Il fait passablement froid, et la nuit tombe vite à pareille époque me rappelle-t-elle.
Je n’ai qu’à m’habiller en conséquence. Trois ou quatre teeshirt sur moi régleront le compte au « froid ». C’est vrai aussi que j’arriverai sans doute désormais à Chambéry à la nuit : j’emmènerai des éclairages supplémentaires, au cas où.
Mais je m’en vais, c’est décidé.
C’est grand soleil. Direction Chambéry par la nationale. La circulation est dense en cette fin d’apm. Je me dois de rester vigilant au guidon du rickshaw, et de veiller à me tenir toujours très à droite. A ce jeu là, la roue arrière droite du rickshaw s’en va goûter de temps à autre au givre qui recouvre encore les bas-cotés. 
Je n’ai pas à pousser aujourd’hui. Le relief est plat.
Le soleil descend lentement à l’horizon. Il semble lancer de sa clarté un « A demain ! » et disparaît dans la brume.
   
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Un peu plus de 50 kms parcourus, entre nationale et voie cyclable, que j’emprunte à partir de Montmélian. Quelques allés-retours inutiles dus à un sens de l’orientation nocturne aléatoire me permettent de découvrir sous la pleine lune la campagne environnante Chambérienne. C’est grand silence. Pas un oiseau, pas un lapin pour troubler cette quiétude nocturne !
Je retrouve enfin la nationale pour les dernières centaines de mètres à parcourir. Il est 21h00. J’arrive sur Chambéry centre où m’attendent mes hôtes.
Un repas chaud, discussion « Projet-Voyage », et me voici bien heureux d’aller me coucher dans un lit si douillet qui m’attend .
 
Vendredi 21 décembre 2007
Il est 10h30 quand nous quittons nos hôtes. Un petit tour par Chambéry Centre, histoire d’aller dire bonjour à quelques éléphants…( ! )
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La Fontaine des Eléphants, appelée communément « les quatre sans culs », est l’un des monuments célèbres de Chambéry. Elle a été érigée en 1838 en hommage au général Comte de Boigne (Chambéry ; 1751-1830) et à ses soldats, les Marathes. Benoît Leborgne, Comte de Boigne, entra en effet au service du chef de l’empire marathe, le maharadjah Madhava Rao Sindhia, et organisa son armée à la tête de laquelle il remporta plusieurs batailles.
Ces pachydermes sont un sympathique clin d’œil à mon voyage au fond. Rapide présentation des Quatre Eléphants à Budhbar. Ca lui rappelle le pays me dit-il .
Et nous nous en allons pour « Les Echelles». Le ciel est couvert, « brouillasseux ». Nous sortons de Chambéry. Je parviens à pédaler sur ce faux plat. Un panneau à la sortie de la ville nous indique alors que nous entrons dans le Parc de la Chartreuse, l’un des 44 parcs naturels régionaux français. 
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Budhbar au pays des « Chartreux » si j’ose dire. Bien loin de ses palmiers, bien loin de ses bananiers, bien loin de chez lui. 
La région est belle ici, pays rural de moyenne montagne. Le givre et la neige fraîchement tombée lui confèrent un charme supplémentaire
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La pente devient trop prononcée pour pouvoir pédaler. Je m’arrête et descends du rickshaw. Une, Deux, Trois ! C’est parti ! C’est parti pour pousser. Quelques centaines de mètres. Ou plutôt sans doute qques kilomètres. Je n’ai pas de compteur. Budhbar y est allergique. Le temps, les distances, c’est pas son « truc ». Dans son pays, le rapport au temps et à l’espace, la distance, est tout autre. Le temps semble y être bien souvent « indéfiniment » extensible. Autant s’ habituer de suite à ces « notions  nouvelles ».
C’est vrai après tout, nous avons tout le temps l’un et l’autre pour parcourir ces 50 kms qui nous séparent de St André le Gaz où nous sommes attendus ce soir. 50 kms, c’est une affaire de…10 heures au pire, en poussant tout le temps…( ! ) ; 11h00 + 10h00 : on arriverait à 21h00… ( ! ) Et puis après…

Je connais bien cette route, pour l’avoir empruntée à plusieurs reprise. En auto, à moto, en hiver, en été, de jour, de nuit. Et pourtant, elle a un autre parfum ce matin. Je découvre une luminosité autre, un paysage autre. Un regard autre porté sur un paysage connu. Je ne sais pas de quoi cette perception nouvelle tient. De l’effort de pousser Budhbar ? Peut-être. De ces pensées « Voyages » qui m’accompagnent dans cet effort ? Sans doute aussi. C’est ainsi.
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Le soleil nous attend sur les hauteurs. Il perce à travers la brume qui s’élève. Sur le plateau, c’est désormais Grand Soleil.
Nous voici au col de Couz. 
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626 mètres. Budhbar a le mal d’altitude. C’est la 1ere fois qu’il monte si haut. Il faut vite redescendre en vallée. Descente sur Les Echelles. Descente à vive allure, vive allure et prudence à la fois. La route est large, et les freins dernièrement révisés freinent maintenant à merveille. Plus de secousses, le réglage est parfait, et je peux désormais m’aventurer à « dévaler » les cols !
Nous arrivons aux Echelles que nous traversons. Budhbar est sujet à tous les regards. Le repas rapidement pris, nous poursuivons sur Pont-de- Beauvoisin par les Gorges de Chailles
C’est fin d’apm quand nous y arrivons. La ville est animée, et bon nombre de passants portent là aussi leurs regards interrogatifs sur Budhbar.
Il faudra que je m’y fasse du reste à toutes ces attentions : des coups de klaxons parfois, de simples regards, ou alors des « Regarde ! Regarde ! ». Toutes ces attentions sont si agréables.
Nous traversons la ville et nous nous dirigeons sur St André le Gaz où nous attend notre hôte. La nuit tombe rapidement. Il nous reste une douzaine de kilomètres à parcourir à travers la nuit.
Je place à l’arrière 2 phares supplémentaires. Je nous sait dorénavant très visibles , et nous pouvons continuer dans la nuit, tranquille, notre chemin sur cette route très empruntée.
Nous arrivons enfin chez notre hôte.
Soirée « Pensées- Voyage ». C’est tout Bonheur que de « re-raconter » ce projet, ces rencontres déjà réalisées, ces quelques kilomètres parcourus avec le rickshaw. Je pourrai le raconter mille fois. Ce serait mille fois plaisir.
 
Samedi 22 décembre 2007
10h30. Nous quittons St André le Gaz et ses rues calmes et désertes pour aller sur Lyon. Une autre ambiance, sans doute, nous y attend... Ici, à St André le Gaz, ce sont des champs, des champs, et des champs encore. Le rural, la campagne à une petite heure de Lyon.
L’atmosphère est sec aujourd’hui. Il y a qques heures, à qques kms d’ici, il est tombée de la neige « artificielle » si j’ose dire, de la neige due à un phénomène de « neigéisation  ( ! ) » de fumées industrielles. On viendra peut-être d’ici qques années skier dans la plaine lyonnaise à défaut de neige en altitude. 
Egrenées le long de la route, les maisons nous abritent du vent. C’est déjà ça. Très peu de dénivelé aujourd’hui, et la moyenne horaire est bonne. Nous arrivons à La Tour du Pin. Je m’arrête pour revisser une pédale qui souhaitait nous quitter et s’en aller se ballader de son coté. Puis c’est rapidement Bourgoin-Jallieu, la Verpillère. Lyon n’est plus qu’à une trentaine de kms.
Après le repas pris à la Verpillère, me voici rapidement à l’entrée de la zone commerciale périphérique lyonnaise . Je cherche ma route entre panneaux indicatifs routiers et panneaux publicitaires. Il faut veiller à ne pas se trouver embarquer sur l’une des autoroutes ou autres voies express avec Budhbar. Ce ne serait pas très top… ! 
Bron, les proches abords de Lyon, et puis c’est Lyon, l’Hôpital Herriot est en vue. Un coup de téléphone, et me voici au pied de l’immeuble de mon hôte de ce soir.
C’est « Voyage » ce soir aussi, comme tous ces jours. Comme tous ces jours, nous « embarquons » pour l’Inde et le Bangladesh, nous embarquons pour ce projet. 
 
 
Dimanche 23 décembre 2007
C’est donc le dernier jour. Dernier jour de cette petite excursion. Le soleil est là, ce matin encore. Il tient sans doute à m’accompagner jusqu’à la fin de cette ballade.
Je récupère Budhbar, charge les bagages. Un cycliste s’approche. « Excusez moi, est-ce indiscret de vous demander ce que vous faites avec ce drôle de vélo ? »
Non ce n’est pas indiscret, bien au contraire. Bien au contraire, c’est plaisir que de conter ce projet, de profiter de ces rencontres anodines pour déjà « interpeller » sur la condition des conducteurs de rickshaw du sous continent indien. C’est déjà ça de pris si j’ose dire, que de dire déjà ces quelques mots.
 
Un au-revoir à mon hôte, et je m’élance en direction du centre ville. En ce dimanche matin, il y a peu de circulation à Lyon. Me voici sur l’un des grands axes de la ville en direction de la place Bellecour, puis je m’engage pour la Place des Terreaux. 
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Je sais qu’il y a là Audrey et Seb qui m’attendent. Ils m’ont repéré de loin. Et pour cause… Je descend de Budhbar. Nous rentrons rapidement boire un café. Conversation « Voyage » bien entendu, et notamment, ils me racontent en détail leur aventure avec Neelam (1). Une expérience forte, originale, qui n’est pas sans me faire penser à ce que je pourrai vivre d’ici qques mois peut-être. Réel plaisir que de bavarder ainsi, d’anecdotes en anecdotes.
Je suis bien ici, mais il faut que je pense à rentrer. Je les quitte et regagne les bords de Saône pour quelques photos. 

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Et puis c’est direction Oullins, Irigny, Vernaison, Givors. Le ciel est trop brumeux, dommage, pour une vue dégagée sur Lyon ou Les Alpes. 
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Déjeuner à Givors, puis qques kms en direction de Rive de Gier et Lorette, terme de cette ballade de quatre jours.
 
Jean-Louis
 
(à suivre)

(1) : Voir
Rubrique "Autre Expérience Rickshaw"

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:50

 Samedi matin. 10h30. La porte basculante du garage se lève. Nous sommes de sortie ce jour semble-t-il. Ca faisait lgts. Ca me manquait de voir le ciel. Las bas, je passais ma vie dehors.

Allez, c’est bon, on va se promener. Pour aller où. On verra bien.

Nous traversons Albertville. Je reconnais les rues, la route. Quelques passants font signe. Des connaissances. Pas sur. Un signe, pour une bouffée d’exotisme. C’est pas autre chose, peut-être.

Nous sortons de la ville en direction d’Ugine. Pas mal de circulation ce jour encore, sur cette voie express. Chassé-croisé d’un wk. La région est belle, la neige est encore là. C’est vrai que les touristes ont de bonnes raisons pour venir ces jours encore.

Nous quittons cette voie express, enjambons l’Arly, puis nous passons au pied de Thénésol, Marthod. Une route déjà parcourue.

Nous gagnons Ugine. Coup de frein.  C’est la voie ferrée. Coup d’œil à droite, à gauche. Pas de train…( !) Et pour cause. Cette voie ferrée est quasiment abandonnée, et ne sert plus qu’à de rares mouvements de fret

 

Nous continuons sur Faverges par la piste cyclable. A petite allure. Ca va de soi. Le temps ralentit sa marche. Le temps pour admirer le paysage. La nature s’éveille. Les sommets environnants sont encore enneigés. Derrière nous, le Mont BLanc fraîchement enneigé pointe son nez. Je n’avais jamais rien vu de semblable. Elles ont loin les rizières.

Parfois, des cyclistes nous arrêtent. C’est bavardage «rickshaw, rickshaw wallah », ou bien « voyage- projet ». Quels bavardages ce sera là bas.

 Nous traversons Faverges, puis nous nous engageons sur la route du col de Tamié. Tamié : 10kms.
 
10kms à pousser. Ca montera trop, c’est sur.

C’est parti. 100m, 200m parcourus

Ca monte trop. C’était dit. C’est parti pour pousser…

 

Budhbar

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S’habituer. S’habituer à « toutes » les conditions. S’habituer aux « galères », à celles envisageables au moins (!). Pour les autres on verra bien sur place. On s’adaptera. Ou on fera « comme ».

S’habituer, « se conditionner » si j’ose dire,  pour une fois sur place, n’avoir à l’esprit que le Voyage, que les Rencontres, que le « nectar » ; faire en sorte que ce qui pourrait sembler d’un premier abord « galère » ne soit qu’ « aléa » « facilement surmonté » ; conserver son « énergie » . son éveil, son attention pour le reste, pour « l’Essentiel »

C’est là le sens de ces essais « particuliers », de cette sortie "poussée rickshaw".


Jean-Louis

(à suivre) 

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