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  • : Blog consacré aux Rickshaw Wallahs et relayant un voyage Dhaka-Delhi à vélo-rickshaw (oct 2008-mars 2009)
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 00:01

Tout comme au Bangladesh, les rickshaws sont si nombreux en Inde que les autorités les rendent « avec aisance », responsables des  embouteillages et de la circulation catastrophique des grandes métropoles indiennes. C’est pourquoi certaines voies, certains quartiers de celles-ci leur sont interdits.

 

Depuis quelques mois, les autorités indiennes se sont attaquées à la mise en place d’une réglementation pour la circulation des rickshaws. Il semble qu’il soit officiellement nécessaire de posséder une licence pour chaque Rickshaw-Wallah et d’avoir une immatriculation pour chaque rickshaw. Dans les faits, bon nombre de rickshaws et de Rickshaw-Wallahs circulent sans aucun de ces agréments.

          
 
Le coût d’un rickshaw est de 7000/8000 roupies environ (110 / 130 Euros). La grande majorité des Rickshaw-Wallahs louent leur rickshaw en Inde. Des Rickshaw-Wallahs sont propriétaires de leur rickshaw grâce à des prêts accordés par des banques.

         

 

Contrairement à Dhaka, les Compagnies de rickshaws à Delhi se contentent souvent de louer les rickshaws et ne s’en tiennent qu’à ça. Certains Rickshaw-Wallahs louent alors une « room » pour se loger, un bien grand mot quand il s’agit de garage à vélos...
 
D’autres vivent dans la rue. Ils utilisent alors les sanitaires mis à la disposition des sans abris par les autorités. On peut y prendre une douche (tuyau d’eau froide mis à disposition) pour 3 roupies, y laver le linge pour 2 roupies le vêtement.

         

Ils dorment alors souvent ensemble dans la rue, à plusieurs, les uns à cotés des autres, pour éviter les vols et agressions. En effet, des sortes de « gang » s’attaquent à eux, leur dérobent leur rickshaw pour les revendre pour un prix modique à des « maleks » peu scrupuleux.

         

D’autres pour autant, préfèrent la solitude et dorment sur leur rickshaw
             

 

J’ai rencontré beaucoup de Rickshaw-Wallahs originaires du Bihar, un des états les plus pauvres de l’Inde, et de l’Uttar Pradesh. J’en ai aussi rencontré originaires du Bangladesh. Certains viennent du Népal dixit certains Rickshaw-Wallahs.

Tous ces hommes, ces jeunes gens parfois, quittent alors leurs proches et s’en vont faire Rickshaw-Wallah à tel ou tel endroit, toujours parce qu’ils y ont un « friend ». Il semble parfois que le « friend » s’apparente davantage à un « recruteur » qu’à un « ami ».

 

Les Rickshaw-Wallahs que j’ai rencontrés sont devenus Rickshaw-Wallahs parce que « no job in India ! » me disent ils. Ils viennent de différents horizons sociaux. Certains d’entre eux sont brahmans. Il semble que Rickshaw-Wallah soit un job « facile » à avoir en Inde.  On l’obtient parce qu’on a été recommandé auprès d’un malek  par un « friend » ou un autre Rickshaw-Wallah. Les maleks recrutent encore.

 

En « province », beaucoup de Rickshaw-Wallahs ne savent ni lire ni écrire. Ils sont moins nombreux dans les grandes villes.

J’ai été très surpris de m’entendre dire souvent par des Rickshaw-Wallahs, que leur job est « no difficult ». Ils avaient un job, « point final ! », et ils étaient alors « satisfied », « satisfied » parce qu’ils avaient là de quoi manger, pour eux, pour leur famille. Après discussion, je m’apercevais qu’il n’y avait chez eux aucune « prise de recul » par rapport à leur situation, aucun sentiment de « révolte ». J’ai trouvé cette « approche » exclusivement en Inde, quasiment jamais au Bangladesh.

 

Tarif de location – Salaires :

Les Rickshaw-Wallahs rencontrés « en province » louent leur rickshaw de 20 à 30 roupies la journée, en gagnent 100 à 120 par jour. Leur salaire peut  augmenter sur les lieux touristiques. Ainsi, ils peuvent espérer gagner jusqu’à 200, 300 roupies à Varanasi, Agra ou Delhi pour une location du rickshaw à 40 roupies.

 

J’ai eu bien « du mal » à « rencontrer » les Rickshaw-Pullas à Calcutta. Il n’ y a pas de vélo-rickshaw dans le vieux Calcutta. Ce sont donc des hommes qui tirent avec leurs bras des charrettes de bois sur lesquelles prennent place les passagers.

                  

Cela semble d’un autre temps, d’un autre monde. Pourtant, les indiens les utilisent beaucoup. J’ai eu beaucoup de mal « culturellement » parlant à en prendre. Il m’a fallu une semaine avant de monter sur un tel véhicule…Je quittais Calcutta le lendemain…

 

Contrairement au Bangladesh, les Rickshaw-Wallahs sont peu nombreux sur les grandes routes principales. Je ne les ai rencontrés que dans les villes et les villages traversés. Au regard de la circulation, le transport des personnes et le fret des marchandises sur les courtes distances semblent être assurés en Inde par camions et bus, et non par rickshaw comme au Bangladesh.



Ps : 1 euro = 62 roupies (mars 2009)


                                     Pour en savoir plus:

Portrait de rickshaw wallah :
http://www.carnet-rickshaw.com/10-categorie-10511140.html

La presse relaie le voyage et donne la parole aux Rickshaw-Wallahs :
       
http://www.carnet-rickshaw.com/19-categorie-10511136.html


Jean-Louis

 

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